La Commission européenne a diffusé lundi les résultats de sa consultation publique préalable à la mise en place d'une « stratégie à forte valeur ajoutée européenne pour promouvoir les saveurs de l'Europe ».
A travers un « livre vert », la Commission a présenté en juillet 2011 sa volonté de « refondre les règles sur la politique de promotion afin de mieux mettre en avant la qualité exceptionnelle de nos produits agricoles », souligne Dacian Ciolos, le commissaire en charge de l'Agriculture, dans ce rapport.
La consultation en ligne s'est tenue du 14 juillet au 7 octobre 2011.
Au cours du premier semestre de 2012, la Commission européenne publiera une « communication sur l’avenir de la politique de promotion pour les produits agricoles de l’UE », suivie de propositions législatives.
« La Commission européenne visera à faire mieux connaître aux consommateurs – de l’UE et au-delà – la qualité, la tradition et la valeur ajoutée des produits agricoles et alimentaires européens », assure le commissaire Ciolos. Tous les éléments de la Pac doivent être plus proches de la société européenne. Il en est de même pour la politique de promotion, estime-t-il.
Le « livre vert » organise la consultation autour de quatre thèmes : la valeur ajoutée des actions de l’UE dans le domaine de la promotion, les objectifs et les actions sur le marché intérieur, les objectifs et les actions sur le marché extérieur, le contenu et les modes de gestion.
La synthèse des avis « met en exergue les tensions qui entourent l’élaboration et la mise en œuvre de la politique de promotion et d’information de l’Europe. C'est particulièrement vrai pour la promotion générique ou par secteur/produit spécifique, la promotion de la qualité « nutritive » des aliments ou la « qualité liée à l’origine » des aliments, ainsi que pour la participation des entreprises privées et des marques commerciales », relève le rapport.
Pour le commissaire Ciolos « la plupart [des réponses] convergent sur le besoin de moderniser notre politique de promotion, bien qu’il existe des divergences sur la façon de le faire ».
Ces contributions devraient intervenir dans la prochaine étape de la réforme au premier semestre de 2012 explique-t-il.
Toutes les « parties prenantes » (consommateurs, producteurs, distributeurs et autorités publiques) étaient invitées par la Commission à donner leur avis « sur la valeur ajoutée pour l’Europe d’avoir sa propre politique de promotion, sur le but de cette politique sur les marchés intérieur et extérieur, ainsi que sur la mise en œuvre de cette politique », précise Dacian Ciolos.
173 réponses ont été reçues : 130 ont été soumises par des parties prenantes (comme l'APCA en France, ou encore l'AGPB, le Cniel, l'Ania, ou France Export Céréales), ou par des syndicats européens – Copa-Cogeca –, 23 par des autorités publiques et 20 par des citoyens privés, indique Bruxelle. A l'exception de la Bulgarie, de Chypre et de la Slovaquie, elles couvrent l'ensemble des États membres.
La France a fourni le plus grand nombre de réponses, devant la Belgique, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni et la Pologne.
Pour la Commission, le nombre « limité de réponses provenant de citoyens reflète sans doute la nature plutôt technique de la consultation ». Cela signifie que « l’équilibre normalement apporté par leur éventail de contre–arguments, points de vue et commentaires francs n’était pas vraiment atteint pour cette consultation ». Mais Bruxelles précise que « la gamme de participants a été suffisante pour donner un bon échantillon des points de vue sur les mesures de promotion et d’information ».