Inutile de chercher des produits Charal dans les rayons de Carrefour à Bercy 2 (Val-de-Marne), ce jeudi 5 novembre. Ils ont tous été retirés par l'enseigne suite à l'action syndicale organisée par la Fédération nationale bovine (FNB), non pas contre les distributeurs, mais contre l'industriel Bigard. (Voir la VIDEO de l'évenement)
Mégaphone à la main, Pierre Vaugarny, secrétaire général du syndicat, interpelle le responsable de rayon, et les consommateurs : « Nous sommes venus dénoncer une logique industrielle et de profit immédiat qui ne respecte pas le travail des éleveurs. Monsieur Bigard est un homme invisible, même le ministre de l'Agriculture n'arrive pas à le voir ! »
L'absence de l'industriel aux dernières tables rondes du ministère passe mal, d'autant plus que, quatre mois et demi après la première réunion du 17 juin, le prix moyen pondéré des bovins n'arrive pas à la hauteur des espérances. « Les grandes surfaces ont consenti des hausses, nous avons vu un sursaut en juillet, mais depuis les cours sont retombés, explique Dominique Daul, vice-président de la FNB. Quand, dans les rayons, il y a des steaks Charal à 13,30 €/kg, alors que les avants de vaches se vendent autour de 3 €/kg, il y a de quoi s'interroger sur la répartition des marges. »
« Bigard nous doit des réponses »
La FNB attend de pied ferme un débat public. « Il faudra bien que monsieur Bigard s'exprime sur ce qu'il compte faire de notre production, reprend Pierre Vaugarny. Va-t-il valoriser nos races ? Et tout le travail de traçabilité ? Il nous doit des réponses, ainsi qu'aux consommateurs. »
Cette action syndicale est la première d'une série de mouvements qui seront portés par les délégations syndicales en région.
La FNB de retour de vacances.
vendredi 06 novembre 2015 - 09h32
Bigard est comme Leclerc le nom d'une personne qui a donné son nom à une société, mais tous deux sont uniquement des représentants médiatiques, qui ont très peu de pouvoir de décision, ils sont la uniquement pour que la société fasse plus de profits grâce à leur charisme. S'il venait à ne plus remplir leur rôle il serait immédiatement mis à l'écart. Ce sont les actionnaires les vrais décideurs, qui en coulisse donnent leurs instructions et qu'on ne voit jamais. Alors s'attaquer uniquement aux produits Charal n'est pas logique, étant donné que les autres transformateurs font la même chose, à moins qu'ils versent un chèque à la bonne personne afin d'être protégé. Ou peut être que cette action n'est faite que pour calmer les éleveurs qui n'en peuvent plus... Même si cette action symbolique venait à donner un maigre résultat pour les éleveurs, rien n'est toujours fait pour un prix rémunérateur dans la durée. S'interroger sur la répartition des marges de la part de Dominique Daul est surprenant, car cela fait des années que cela est la réalité. Ce qui est grave c'est d'avoir cautionné cet état de fait sans réagir aussi longtemps, pire ne pas avoir fait légiférer pour qu'il en soit autrement, tant qu'il en était encore temps. Alors que maintenant toutes ces discussions n'ont aucun sens, puisque légalement les transformateurs n'ont pas obligation à accepter ou respecter un accord dans la durée et rien ne les oblige à accorder le moindre centime à l'éleveur. Cela n'est que le début de ce qui attend les producteurs, alors ne rêvez pas trop, encore une fois on vous amuse pour vous calmer uniquement....