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Salon de l'agriculture

Nicolas Sarkozy dialogue avec des agriculteurs (VIDEO)

Publié le samedi 19 février 2011 - 19h10

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Nicolas Sarkozy a participé samedi à une table ronde après son bain de foule dans les allées du Salon de l'agriculture. Le président de la République a dialogué avec sept agriculteurs représentant différents terroirs et filières du pays : une productrice de moutons du Puy-de-Dôme, un éleveur de Charolais dans la Nièvre, un céréalier du Loiret, une productrice de fruits rouges de Dordogne, un viticulteur de l'Hérault, une productrice bio de bisons de la Creuse et un producteur de porcs de la Vienne. Pendant plus d'une heure et demie, le chef de l'État les a écoutés tour à tour et a répondu à leurs interrogations.

 

Nicolas Sarkozy a défendu le bilan de santé de la Pac. « Je suis férocement attaché à la Pac, a-t-il déclaré. Nous ne céderons pas. Encore faut-il que cette politique soit juste. » Rappelant le transfert d'un milliard d'aides des céréaliers vers les éleveurs, il a affirmé : « C'est un choix que j'assume et qui est nécessaire ». « Je crois en l'avenir de l'agriculture », a-t-il martelé tentant de rassurer les agriculteurs. « On est 6 milliards d'individus sur terre, il y en aura bientôt 9 milliards. On aura toujours besoin de vous. »

 

A propos du remboursement des annuités, notamment liées au plan de soutien d'urgence, le président a déclaré : « Avec Bruno Le Maire et Christine Lagarde, nous allons voir le problème avec les banques pour un petit étalement, pour que tout le monde ne soit pas pris à la gorge. »

 

Interrogé sur le coût du travail, Nicolas Sarkozy a argumenté sur l'exonération des charges patronales pour les travailleurs occasionnels. Il a affirmé avoir « réglé le problème » en allégeant de plus de trois euros le coût horaire des travailleurs saisonniers, en passant de 12,81 euros l'heure à 9,43 euros. Avant d'ajouter que « se pose la question de l'harmonisation en Europe ». « Je ne peux pas comprendre et encore moins accepter les problèmes avec les Allemands », a-t-il déclaré.

 

Le chef de l'État souhaite « aller plus loin dans l'ouverture des marchés de la restauration collective aux produits locaux, notamment en les exonérant des règles d'appel d'offres ». Il a fixé un objectif de 20 % des produits issus des circuits courts dans la restauration collective. Si le président croit « beaucoup aux circuits courts », ses réponses sont restées plus évasives à propos des relations avec la grande distribution. « Dans l'immédiat, nous faisons appel aux distributeurs pour qu'ils respectent l'étiquetage "Viande bovine française" et qu'ils répercutent les hausse des prix de production », a précisé Bruno Lemaire, ministre de l'Agriculture.

 

Nicolas Sarkozy a également dénoncé « les hausses purement spéculatives » des cours des matières premières (« la rareté de l'offre se combine avec des phénomènes spéculatifs scandaleux »). Il a appelé à plus de transparence sur les stocks mondiaux et espère agir lors du prochain G20 des ministres de l'Agriculture réunis à l'initiative de la France.

 

Enfin, le président de la République a annoncé la parution de deux décrets au Journal officiel de ce samedi 19 février. Le premier vise à protéger le foncier agricole par la mise en place des commissions départementales de la consommation des espaces agricoles. Issue de la loi de modernisation agricole du 27 juillet 2010 (LMA), cette nouvelle structure doit émettre un avis sur certaines procédures et autorisations d'urbanisme. Nicolas Sarkozy a aussi évoqué la taxe sur les plus-values réalisées lors de la vente de terrains nus rendus constructibles, instituée par la LMA. « Le produit de la taxe sera affecté aux actions innovantes des jeunes agriculteurs », a précisé le président.

 

Un second décret traite de la méthanisation. Cette activité est désormais réputée agricole dès lors que 50 % au moins des substrats sont d'origine agricole. Le chef de l'État a annoncé une revalorisation du tarif de rachat de l'électricité avant la fin d'avril. Enfin, il a annoncé de mesures de soutien au biogaz épuré avant la fin de juillet.

 

« Je ne viens pas ici pour respecter une tradition folklorique. Je crois que l'économie française a besoin d'une agriculture performante », a conclu le chef de l'État.

 

 

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A.Co.


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