Le ministère de l'Agriculture a mis en ligne, mercredi, le rapport intitulé « la contractualisation dans le secteur bovin » qui a été présenté mardi soir lors du comité de suivi de la filière bovine. Ce document a été établi par trois ingénieurs du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) qui estiment que « la contractualisation est l'un des éléments d'un cercle vertueux de renforcement de la filière, au même titre que la structuration de la filière et la segmentation du marché ». Il est proposé trois axes de travail pour renforcer cette pratique.
Les rapporteurs concluent que la contractualisation « mérite d'être encouragée car elle contribue au renforcement de la filière ». Qu'elle doit s'inscrire dans une dynamique territoriale. Et qu'il faut des moyens pour la promouvoir. Les conclusions du rapport mettent notamment en avant :
- le partage d'expériences et de modèles,
- le soutien des démarches associant certaines aides à l'amélioration de la performance de la filière au développement de la contractualisation,
- l'idée de conforter les organisations de producteurs commerciales (OPC).
Sur la base des expériences recensées, les rapporteurs estiment qu'il « existe un intérêt partagé à contractualiser dans des contextes spécifiques. Mais qu'à l'amont de l'abattoir, la part d'approvisionnement contractualisé reste très minoritaire. A l'aval, c'est encore plus marginal. » Les contrats existants sont qualifiés de « fragiles ». Les rapporteurs considèrent que les organisations de producteurs ont un rôle central à jouer dans la démarche. Ils soulignent aussi que « les clauses de prix stipulées par les contrats [...] ne constituent pas une réponse aux crises. »