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Crise du lait

«l'Etat ne peut pas se désintéresser d'Entremont» (J.-M. Lemétayer)

Publié le mardi 21 juillet 2009 - 18h09

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Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, a déclaré mardi lors d'un point de presse que «l'Etat ne peut pas se désintéresser d'Entremont». En Bretagne, le poids économique de cette entreprise est plus important que celui du constructeur automobile PSA. Le groupe pèse un peu moins de 10% de la collecte laitière française, mais 30% de la collecte bretonne (4.500 producteurs de lait, sur les 6.000 qui livrent en France à Entremont) et emploie environ 4.180 personnes.

«L'effort demandé aux producteurs d'Entremont ne peut se poursuivre, a-t-il ajouté. Il faut leur apporter une solution à la fin d'août, sinon la situation explosera.»

«Quelle que soit la décision, elle ne peut se faire sans les producteurs d'Entremont», a estimé le leader syndical. A l'avenir, il est même favorable à une participation des producteurs dans le capital des entreprises afin qu'ils soient «des actionnaires qui s'engagent dans l'aval et aient leur mot à dire.»

De son côté, le président du groupe Entremont Alliance, Christian Mazuray, n'est pas optimiste quant à une éventuelle sortie de crise, que ce soit pour son groupe ou pour la filière laitière en général.

«Nous sommes confrontés à une dérégulation du marché, expliquait-il lundi, à l'occasion du déplacement du ministre de l'Agriculture à l'usine Entremont de Missiriac (Morbihan). Or, nous savions depuis longtemps que l'effondrement des prix serait durable» sur le marché des produits laitiers.

«Sans intervention de la Commission européenne sur la gestion des stocks, il n'y aura pas d'amélioration sur le marché laitier avant juillet 2010», estime-t-il.

Les producteurs ne doivent pas se faire d'illusions et doivent accepter un prix du lait bas. «Le groupe n'a eu de cesse de faire des efforts de restructuration. (...) Il se peut que nous ayons fait des erreurs stratégiques. (...) Mais le prix du lait doit être au niveau des réalités européennes», a poursuivi Christian Mazuray. D'ici là, «beaucoup de producteurs ne pourront pas supporter cet effort et les entreprises n'auront pas la capacité de soutenir les producteurs très longtemps».

A.Co. et E.C.


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